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Chapitre 27 - Un passé dévoilé

  • Photo du rédacteur: Kasuma
    Kasuma
  • il y a 26 minutes
  • 10 min de lecture

Le professeur reprit le contrôle de son cours, mais les regards, eux, revenaient souvent, trop souvent, vers le garçon qui, d’habitude, dormait en classe.

Une heure plus tard, Iris sortait de l’école et était sur le chemin pour rentrer au gang.

Il regardait le ciel bleu clair, tout en plissant les yeux en direction des deux soleils.

Un soleil semblait beaucoup plus grand et éblouissant que le deuxième, mais il y avait bien deux soleils dans le ciel. Sur la planète Xaya c’était une scène tout à fait normale.

Pendant ce temps, Iris se remémorait ce qu’avait dit le professeur après ‘le petit interlude’

« Les 4èmes à la 10ème place ne reçoivent que 5000 pièces fédérales. » annonça-t-il d’un ton calme.

« L’école sait que la plupart d’entre vous viennent de famille ordinaire, ces 5000 pièces ont pour but de soulager la pression financière de votre famille et que vous puissiez à la fois bien manger, vous concentrer sur votre entraînement physique et enfin veiller au bon développement de votre tribu. »

Puis après avoir expliqué cela, le professeur soupira légèrement.

« Au-delà du top 10… aucune récompense. L’école n’a malheureusement pas les moyens de soutenir tous les élèves dans leur quête divine. »

Il laissa un temps de silence, puis son regard devint plus perçant.

Il sortit lentement un épais livre de son bureau et le brandit devant eux.

« Technique de combat du livre scolaire Gozu »

« Je vous recommande vivement de pratiquer cette technique au minimum une à deux heures par jour. Elle vous permettra de faire circuler correctement votre prosapia dans votre corps, de renforcer votre constitution physique et d’améliorer votre efficacité au combat. »

Son regard avait parcouru la salle.

« Pour devenir des dieux… pratiquer cette méthode est absolument indispensable. »

Après avoir expliqué certains choses pendant quelques dizaines de minutes, il annonça une autre nouvelle :

« Le test dans 19 jours ne comportera aucun combat physique entre élèves. Le développement de votre tribu reste donc la priorité absolue pour le moment. »

Telles étaient les principales informations qu’avait communiquées le professeur avant de terminer le cours.

Iris baissa les yeux et regarda droit devant lui, tandis que de nombreuses personnes marchaient aussi aux alentours.

La ville était pleine de vie, chacun vaquant à ses occupations. Iris n’était qu’une petite silhouette parmi tant d’autres.

« 19 jours… »

« Dans 19 jours, je dois absolument être devenu un demi-dieu du second tour. »

Iris se fit cette promesse interne, sinon il sentait que non seulement il n’aurait aucune chance d’obtenir la première place, mais même le top 10 pourrait être difficile.

Qui sait quels secrets ou opportunités pouvaient avoir d’autres élèves ? S’il ne se donnait pas à fond pour obtenir cette place, Iris sentait qu’il le regretterait pour le restant de ses jours.

« L’école à trop donné cette fois. » 

Un Art Divin de rang bronze était tout simplement trop précieux. En comparaison de cela, les 5 pilules de renforcement corporel et les 30 000 pièces fédérales étaient inconsciemment ignorées par tout le monde.

« Ma quantité élevée de prosapia me permet seulement d’équilibrer un peu la balance face à des élèves doté de puissants sacerdoces. Je dois absolument développer la force militaire de ma tribu. »

À cela, il pensait à un élément en particulier.

« Le livre des stratégies militaires scolaires de Tenaton. » murmura Iris, les sourcils froncés.

Il était en pleine réflexion.

« Pendant le test, nous serons sûrement amenés à contrôler nous-même notre tribu pour qu’elle se batte. »

« Et ce livre contient de nombreuses stratégies militaires, donc si j’arrive à le maîtriser… »

« Alors j’aurai une meilleure chance d’obtenir la première place. »

Mais Iris n’était pas convaincue par cette idée.

« Ce livre est trop général et vague. C’est une bonne idée de le maîtriser mais à court terme, je ne suis pas sûr que ça améliorera vraiment ma capacité à commander des troupes. »

En y pensant, Iris avait mal à la tête.

« S’il n’y avait pas eu ce test, j'aurais bien aimé simplement maîtriser la technique de boxe des Poings d’Aciers. » pensa-t-il avec regret.

Les scènes de la journée précédente étaient toujours bien ancrées dans son esprit.

« Si seulement je maîtrisais cette technique à la perfection, un membre de gang au deuxième stade du raffinement du prosapia ne serait certainement pas un adversaire. »

« Je pourrais même me protéger contre des personnes du troisième stade. »

« Et ça, c’est dans le contexte où je suis toujours au premier stade du raffinement du prosapia. »

C’était là, la puissance d’une technique de combat qui avait été ‘pratiquée’ pendant des dizaines d’années.

Ceux qui arrivaient à perfectionner une technique de combat pouvaient être considérés comme des petits maîtres d’arts martiaux. À un tel niveau de maîtrise, la différence de force physique pouvait être grandement compensée.

[Articles pré-dépensables disponibles : Méthode de pratique Jiyu (déjà perfectionné), technique de combat du livre scolaire Gozu, stratégie militaires scolaires de Tenaton, Guide d’éveil des fidèles, Art de la conviction, Cycle des civilisations, Boxe des Poings d’Aciers…]

|Temps restant avec le remboursement : 19 jours.]

« Je manque de temps. » pensa avec quelques regrets Iris.

Mais alors qu’il pensait cela, une voix bien familière résonna.

« Tu as l’air si pensif, Iris. Tu veux te confier ? »

Il leva la tête, et sans s’en rendre il s’était rendu dans une ruelle obscure afin de se rendre à l’Avant-Garde.

Trois silhouettes sortirent de l’ombre derrière Iris.

Puis il vit ce visage si familier.

« Otas. »

C’était bien la dernière personne qu’Iris voulait voir en ce moment.

Mais Otas avait l’air très heureux de son côté, comme si…il avait retrouvé un jouet perdu.

« Allons, c’est le rôle d’un grand frère de rassurer son petit frère, n’est-ce pas les gars ? »

« Evidemment. » répondit un de ses amis en riant..

« Où étais-tu passé Iris ? Tu nous as manqué tu sais ? » continua le deuxième, avec un sourire malicieux.

À ce moment-là, Iris n’avait qu’une envie : Faire manger le sol à ces trois pourritures.

Mais il n’avait pas encore la force de le faire, alors il ravala ses émotions.

« Qu’est-ce que vous voulez ? » demanda Iris, calmement.

Ce ton ne surprit pas Otas et ses deux amis.

Iris avait toujours affiché une forte personnalité, mais derrière il n’y avait jamais la moindre combativité.

Alors Otas et ses deux amis avaient pleinement confiance en eux, sachant qu’ils pourront prendre du plaisir ce soir.

« On va te ramener à la maison Iris, même papa et maman s’inquiètent pour toi tu sais ? » expliqua Otas avec un air moqueur.

Iris restait imperturbable.

Ses prétendus parents lui donnaient à peine de quoi manger, quel genre d’émotion ces personnes pouvaient-elles avoir envers lui ?  

Pendant ce temps Otas et ses deux amis continuèrent d’avancer.

Iris ne bougea pas.

Ou plutôt il ne pouvait pas. Les trois personnes en face de lui avaient toutes atteint le deuxième stade du raffinement du prosapia, et Otas avait même atteint le troisième stade.

S’il tentait de fuir, ils le rattraperaient en un rien de temps.

Le silence retomba. L’air sembla plus lourd. Les deux hommes derrière Otas roulèrent leurs épaules. Ils attendaient juste un signe.

Iris prit une décision, et posa son sac contre le mur de la ruelle.

« Puisque j’ai décidé de changer d’image aujourd’hui, autant le faire à fond. » pensa-t-il silencieusement.

Loin de se douter de quoi que ce soit, un des amis d’Otas attaqua sans prévenir, comme il avait l’habitude de le faire.

Il fit un pas lourd et un poing s’élança en ligne droite avec une puissance immense.

Mais ce poing n’avait que de la puissance en apparence, pour Iris qui s’était entraînée avec des gangsters toute une semaine, c’était très simple de l’éviter.

Il pivota, dévia le bras et répondit par un coup de poing à courte distance.

« Quoi !? » Martin, l’ami d’Otas eut à peine le temps de réagir qu’il reçut une contre-attaque extrêmement violente.

Un crac résonna immédiatement tandis que du sang coulait sur le sol.

Martin tituba légèrement en arrière tout en se tenant le nez.

« Ce bâtard m’a pété le nez ! »

Otas et l’autre jeune homme restant eurent une expression sombre.

« Tu oses ! » 

Iris eut un léger sourire mesquin.

« Pourquoi je n’oserais pas ? » répondit-il, du sang coulant de son poing.

« C’était si…agréable. » pensa Iris, surprit de lui-même de ce qu’il ressentait.

Comme si l’accumulation de ressentiment venant d’années d’harcèlement venait soudainement d’être extériorisé.

L’autre jeune homme qui accompagnait Otas s’élança vers Iris.

Iris s’avança également.

Puis les deux commencèrent à se battre au corps à corps.

Au début, Iris essaya d’appliquer la boxe des Poings d’Aciers, mais il était encore bien loin de pouvoir l’appliquer en combat réel.

Alors, il commença rapidement à prendre des coups au visage, dans les côtes, dans l’abdomen.

« Bah alors Iris, on fait moins le malin ? » s’exclama son adversaire en riant, mais pour être honnête, il n’était pas indemne non plus.

Lorsque quelqu’un passait au niveau supérieur dans le raffinement du prosapia, non seulement sa force physique et son agilité augmentait, mais le temps de réaction diminuait significativement.

Cela fit qu’Iris se retrouva immédiatement désavantagée à cause de son physique et de ses réflexes inférieurs, mais il pouvait toujours se défendre.

Du sang, son propre sang commença à couler de son visage.

Mais comme une bête féroce, il s’élança à nouveau vers son adversaire.

Son adversaire ne passait pas non plus un bon moment.

« Merde, il se bat vraiment comme un fou. » murmura-t-il, énervé.

La différence physique entre lui et Iris était effectivement assez grande, mais elle était tout au plus de l’ordre de 20 à 30%. Les coups d’Iris lui faisaient vraiment mal !

Soudainement, pendant la bataille, Iris repéra une faille !

Il lança un coup de poing avec toute son énergie vers son adversaire.

« Pas bon ! »

Ce dernier ne put que fermer les yeux, et se prendre le poing d’Iris de plein fouet !

Après le coup, il commença à tituber, à deux doigts de tomber par terre.

Iris ne continua pas d’attaquer, car il restait un troisième adversaire en pleine forme.

« Otas. »

Entendant son prénom être prononcé de cette façon, procura à Otas un intense sentiment d’effroi.

Mais cela fut suivi par de la colère.

« Tu es vraiment courageux ce soir. » répondit-il très sérieusement, plus qu’il ne l’avait jamais été par le passé.

Il ne pensait pas voir un jour Iris se défendre si sauvagement, et même réussir à blesser légèrement ses deux amis.

Mais il n’était pas inquiet.

Au même moment, Iris fut soudainement bloquée au niveau de ses deux bras.

« Dans l’excitation, je l’avais oublié. » pensa Iris très calmemement malgré sa situation.

« T’es mort Iris. » une voix froide apparut dans ses oreilles, créant un frisson dans son corps.

Et c’était effectivement déjà trop tard.

Martin était apparu derrière Iris, et bloquait complètement ses mouvements.

Instinctivement, Iris commença à donner des coups de tête vers l’arrière.

« Qu’est-ce que tu essayes de faire ? Me chatouiller ? »

Martin commença à rire à voix haute.

Il était bien plus grand qu’Iris, et avec le peu d’élan que pouvait prendre Iris, ces petits coups de tête ne lui faisaient vraiment rien.

Alors Iris arrêta, et jeta simplement un coup d’œil à Otas et à son autre adversaire qui venait de reprendre pleinement conscience.

Ce dernier jeta un regard plein de haine vers Iris.

« Je vais te détruire Iris, plus que jamais qu’auparavant. »

Il avait été presque vaincu par un lycéen au premier stade du raffinement du prosapia ! Si ça venait à se savoir, il serait complètement humilié.

Mais Iris sourit simplement à cela.

Cette situation, il l’avait vécue d’innombrable fois.

Et à ce moment-là, il s’affranchit complètement de toute peur qu’il pouvait ressentir.

« Je t’en prie. »

Mais ce n’était pas lui qui arriva le premier.

C’était Otas.

Le premier coup d’Otas arriva dans ses abdomens, le faisant presque vomir immédiatement.

« Alors, c’est comment Iris ? »

Puis un second coup.

Martin tenait fermement Iris avec un sourire tandis que Jack, le second ami d’Otas observait froidement la scène.

« Ça te rappelle de bons souvenirs ? » demanda Otas, avec un sourire vicieux.

Sans attendre de réponse, il lança un troisième coup de poing, encore plus fort que les deux précédents.

La douleur qu’Iris ressentait à ce moment-là était indescriptible.

Il sentit du sang qui remontait dans sa gorge, mais sans réfléchir il le cracha au visage d’Otas.

« Tu frappes comme une petite fille. » murmura Iris d’une voix faible mais bien moqueuse.

Du sang chaud coulait sur le visage d’Otas.

« Toi… » Otas n’en revenait pas.

Jamais Iris n’avait été aussi provoquant qu’aujourd’hui ! 

« Regarde-toi », finit par dire Otas en se penchant vers Iris.

« Toujours à jouer au dur. Même aujourd’hui. »

Puis il lança un coup de pied dans le genou d’Iris, le faisant immédiatement grimacer de douleur tout en tombant au sol sur ses genoux.

« Le jour de ton anniversaire, en plus. »

Iris releva les yeux vers Otas qui le surplombait maintenant.

« Alors tu t’en souviens. » 

« Comment pourrais-je l'oublier ? Lyris prépare toujours pour toi un merveilleux gâteau chaque année. » répondit Otas d’un air sombre.

Iris eut un sourire amer.

Oui, tout venait de là. Il avait toujours su que cela venait de sa demi-sœur.

Lyris n’avait jamais aimé Otas, son frère biologique, mais elle adorait Iris au point d’apprendre des recettes de gâteau pour lui.

Au fur et à mesure des années, cela créa une profonde jalousie chez Otas.

« Ces gâteaux étaient vraiment bons, dommage que tu n'aies jamais pu les goûter. » finit par répondre Iris en riant.

L’instant d’après, Otas lança un coup de poing dans le visage d’Iris.

La tête d’Iris fut brusquement jeté sur le côté à cause de l’élan de l’attaque.

Cela le rendit temporairement confus tandis que sa vision se brouillait.

« Merde, il a vraiment tapé fort là. » pensa Iris, un mal de crâne immense l’attaquant.

Mais ce n’était pas le dernier coup.

Un deuxième suivi, tout aussi fort.

La vision d’Iris vacilla encore plus, mais il resta conscient. Il refusait de fermer les yeux.

« Tu aurais dû rester discret », ajouta Otas d’un ton froid.

« Je vais t'assomer, te ramener à la maison, et t’apprendre ce qu’est le respect envers les aînées. » murmura Oras dans l’oreille d’Iris.

À ce stade, Martin ne tenait même plus Iris. Il était complètement impossible pour Iris de se relever.

« Merde, je suis vraiment bien dans la merde là. » pensa Iris, avec le peu de volonté qui lui restait.

S’il arrivait quelque chose à sa tribu pendant ce temps-là, il serait complètement incapable de réagir !

Mais à ce moment-là, une voix retentit au bout de la ruelle.

« Alala Iris, tu fais honte aux Poings d’Aciers là. »


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