Chapitre 38 - Le premier vrai combat d'Iris !
- il y a 21 heures
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« Membres ordinaires des Poings d’Aciers ! On commence tout de suite ! »
Les combats débutèrent sans attendre.
Sans surprise, ils étaient violents.
Rapides.
Et sans retenue.
Personne ici ne ménagerait son adversaire, même s’ils avaient combattu côte à côte dans le passé.
Il fallait savoir que même si 90% des membres ordinaires n’étaient plus des demi-dieux pour divserses circonstances, ils avaient tous vu de leurs propres yeux la cruauté de la seconde dimension.
La vue sur d’innombrables cadavres au sol. En connaissant le prénom de chacun des corps inertes.
La sensation de tout perdre d’un jour à l’autre, littéralement.
Ces expériences et sensations…c’est ce qui distingue un homme d’une civilisation ordinaire et pacifiste d’une civilisation de demi-dieu tel que sur Xaya.
La mentalité n’était plus du tout la même.
Iris se plaça en retrait, observant attentivement les combats.
Notamment un attira son attention.
Iris les reconnut, c’était Pietran et Laitu. Deux membres au troisième niveau du raffinement de prosapia.
L’un chargea brutalement, lançant un coup de poing rapide et extrêmement féroce.
L’autre esquiva et riposta avec un coup de coude précis au foie.
Le premier s’effondra presque immédiatement.
Iris ouvrit grand les yeux.
« Ils sont tellement violents alors que Pietran et Laitu sont bien connus pour être comme deux frères durant les batailles dans la ville d’Oriana. » pensa Iris, en ouvrant grand les yeux.
« Vainqueur : Pietran ! » annonça l’arbitre en voyant que Laitu restait immobile au sol.
Iris vit tout de même Pietran aller vers Laitu, il souleva son corps délicatement comme s'il avait peur de le blesser davantage, puis il l’emmena dans une pièce aménagée pour les blessés.
Pour l’arbitre, c’était une scène tout à fait ordinaire. Il hocha même la tête en direction de Pietran.
L’intensité des combats durant l’événement était un élément inévitable, le respect accordé à son adversaire en était un autre.
Un autre combat s’enchaîna dans les 10 secondes qui suivirent.
« Kastel contre Olga ! »
Une fois les deux participants montés sur scène, regardant leur adversaire comme s’ils allaient le tuer, l’arbitre annonça immédiatement le début du match.
« Commencez ! »
C’était encore plus brutal que le premier combat, ces derniers ne se connaissant pas particulièrement bien.
Les coups s’échangeaient sans retenue.
Le sang jaillit.
Un crochet bien placé arriva sur Olga.
Suivi d’un craquement résonnant.
C’était la fin du combat, une des côtes de Kastel avait été fracturé par ce puissant crochet.
« Toi, tu es presque au quatrième niveau du raffinement de prosapia. » murmura Olga, mettant sa main droite où il avait mal. Comme si cela pouvait calmer sa douleur.
« Et alors ? » répondit Kastel, d’un ton dédaigneux.
Olga voulut dire quelque chose, mais il se retint.
Son adversaire avait raison, il avait juste eu la malchance d’être tombé sur un des adversaires les plus forts, peut-être du top 10 de l’événement.
Sans lui, Olga avait relativement confiance pour faire partie du top 50.
Désormais, même faire partie du top 350, où tout le monde était au troisième niveau du raffinement, allait être difficile avec ses blessures.
Il poussa un soupir, il avait perdu beaucoup d’argent à cause de cette défaite.
Iris resta impassible.
Il observait.
Il analysait combat après combat. Après tout ce genre d’événement était une occasion rare d’en apprendre plus sur la manière de combattre des membres du gang.
C’était totalement différent de la façon de se battre des Léonarcs.
Mais, le moment tant attendu arriva finalement.
« Iris contre Penton ! »
La voix claqua d’un arbitre résonna.
Il cligna légèrement des yeux.
« …Déjà ? »
Son tour était venu.
Plus vite qu’il ne l’aurait pensé.
Des regards se tournèrent immédiatement vers lui dans les tribunes.
« C’est lui ? »
« Le gamin qui s’entraîne tout le temps ? »
« Enfin, on va voir ce qu’il vaut. »
Certains souriaient, montrant qu’ils étaient impatients de voir ce ‘match’.
D’autres ricanaient avec un plaisir déplacé, mais tout à fait normal, puisqu’ils étaient des membres de gang.
« Il va clairement se faire détruire. »
C’était l’idée de nombreuses personnes.
Iris ne répondit pas.
Il monta calmement sur le ring.
Son adversaire était déjà là.
Un homme plus âgé.
Plus massif.
Un sourire malin aux lèvres.
« Iris c’est ça ? » dit-il en craquant sa nuque.
« Je vais te détruire. »
Suivant ces mots, Iris sentit une immense pression pesée sur lui.
« N’ai pas peur, tu as déjà connu le sang, tu as déjà tué dans la seconde dimension. Tu t’es énormément entraîné ces derniers temps, tu peux le faire. » murmura à voix basse Iris, pour se rassurer et se donner de la force.
En bas, Marcos observait la scène.
Impassible.
À côté de lui, Louis esquissa un sourire moqueur.
« Ton protégé va se faire ouvrir en deux. »
Marcos ne répondit pas immédiatement.
Puis il tourna légèrement la tête.
Son regard se posa sur Louis.
Froid.
« Tu veux te battre ? »
Le sourire de Louis disparut instantanément.
Puis il détourna légèrement le regard.
Mais rapidement, il reprit contenance.
Son menton se releva légèrement.
Un sourire confiant apparut.
« Je viens d’atteindre le grand succès en Boxe des Poings d’Acier. »
Un léger silence.
Puis :
« Si tu veux vraiment… je peux accepter. »
Marco le fixa une seconde.
Puis détourna simplement le regard.
Comme si cela ne méritait même pas une réponse.
Ce simple geste…
fit légèrement trembler l’assurance de Louis.
Car dans le gang…
Tout le monde savait.
Marco…
Était connu pour être le plus fort du gang si les aînés et le chef n’étaient pas inclus.
Et il y avait une raison à cela.
Cette raison, réapparut dans l’esprit de Louis, comme une frayeur.
« À quoi je pensais en disant cela et en affrontant ce fou ? » pensa Louis avec quelques frayeurs.
Il regrettait amèrement les paroles qu’il avait prononcé.
C’était juste que tout le monde oubliait peu à peu la véritable force de Marco car cela faisait des années qu’il n’avait jamais réellement agis.
« Je suis vraiment devenu fou pour penser rivaliser avec cet homme. »
Sur le ring, l’arbitre leva la main.
« Début du match ! »
Le signal venait à peine d’être donné que Penton passa immédiatement à l’action.
Il ne prit pas le temps d’observer davantage, ni même de tester son adversaire comme le faisaient la plupart des combattants expérimentés. Son corps se mit en mouvement comme une machine bien huilée.
Malgré son corps imposant, il se mouvait étonnamment rapidement.
Quelques remarques vinrent des tribunes.
« Certains disent que Penton maîtrise non seulement la technique des poings d’acier au stade du petit succès, mais aussi une technique de mouvement au même stade. »
« Il semblerait que sa réputation ne soit pas usurpée. »
« Il n’a pas de chance ce lycéen de se retrouver face à un tel combattant. Mais si Penton est loin du top 50, et donc loin d’être un membre d’élite du gang, il fait au moins partie du top 100. »
Iris ne savait pas ces choses là.
Tout ce qu’il vit, c’était que d’une seconde à l’autre, une silhouette immense était apparu juste devant lui !
« Si rapide ! »
En même temps, l’attaque de Penton ne montrait pas la moindre pitié.
Il lança un coup de poing rapide.
Lourd.
Voir…Inarrêtable.
Iris tenta instinctivement d’esquiver en pivotant légèrement sur le côté, mais son corps accusa un léger retard. Son mouvement manquait encore de fluidité face à un adversaire aussi expérimenté.
L’impact fut violent.
Le coup frappa son épaule de plein fouet, et une douleur aiguë se propagea immédiatement dans tout son bras, comme si ses muscles et ses os venaient d’être compressés par une force écrasante.
Son corps fut repoussé en arrière, ses pieds glissant sur la surface du ring alors qu’il luttait pour conserver son équilibre.
Il n’avait même pas eu le temps de voir clairement le mouvement.
Face à lui, Penton esquissa un sourire satisfait, presque amusé.
« C’est tout ? »
Sa voix était calme, mais teintée d’un mépris évident.
« Même si tu ne m’avais pas rencontré, tu aurais finis dans les derniers du gang. »
« Dans cet événement, tu n’es même pas qualifié pour être un faire-valoir. »
Après avoir lâché ces deux phrases, il n’attendit pas la réponse d’Iris, et il enchaîna immédiatement avec un autre coup.
Un direct fusa droit vers son visage.
Iris leva les bras pour bloquer, mais la puissance traversa sa garde et fit vibrer tout son crâne.
Un crochet suivit, frappant ses côtes avec une précision chirurgicale.
Puis un coup de genou monta brutalement vers son abdomen.
Chaque attaque était parfaitement enchaînée, sans ouverture, sans gaspillage d’énergie.
Iris tenta de se défendre, de bloquer, de reculer, mais tout était déjà trop rapide pour lui. Chaque mouvement qu’il amorçait arrivait une fraction de seconde trop tard.
« Merde, merde, merde. » paniqua Iris.
« Mon royaume et ma maîtrise des arts martiaux sont toujours trop faible. »
« Même face à un membre du gang quelconque, ça reste insuffisant. Trop insuffisant. »
Toutefois quelques voix dans les tribunes n’étaient pas de cet avis.
« Iris est vraiment monstrueux pour tenir aussi longtemps contre Penton. » dit à voix basse Longwy.
Noé et Mathis hochèrent la tête de façon très sérieuse.
Evidemment pour un tel événement, ils étaient bien présents. Et avec l’annonce du match d’Iris, ils allaient évidemment le regarder de façon attentive.
« Qui dans ce gang, à l’âge d’Iris, pourrait tenir aussi longtemps face à un adulte qui s’est entraîné et battu toute sa vie ? » ajouta Mathis, tout en secouant la tête.
« C’est vraiment injuste. » commenta Noé, se sentant triste pour Iris.
Longwy secoua la tête, visiblement pas du tout avec ses amis.
« On est dans un gang, pas une école. Ici le talent n’a aucune importance. Seul la force d’aujourd’hui est respecté. »
Mathis fronça les sourcils.
« Mais on commence tous bien quelque part, non ? Qui pourrait dire le niveau que pourrait atteindre Iris d’ici quelques années ? »
« Au moins le niveau d’un membre d’élite non ? »
Noé hocha la tête, d’accord avec Mathis.
« Peut-être même…le niveau d’aîné. »
Mathis fut choqué des paroles de Noé, mais après y avoir réfléchi, cela faisait sens.
La force d’Iris était juste trop monstrueuse.
Cela ne s’expliquait pas principalement par sa vitesse de progression, mais plutôt par son caractère et sa résilience.
Tout le monde pouvait voir à quel point il était acharné durant les entraînements, et la preuve était en face de tout le monde que son attitude au combat était également la même.
« Qui sait s’il ne va pas choper une maladie, se décourager, ou encore devenir handicapé voir tué dans une quelconque bataille ? »
« Notre monde n’est pas fait pour les faibles. »
Les paroles de Longwy furent échos dans le cœur de Noé et Mathis. Ils étaient également passé par là, et avec leur expérience, ils savaient que la probabilité que de tels choses arrivent étaient élevé.
C’était même plutôt commun dans leur milieu.
Pendant ce temps, les coups de Penton continuaient de s'écraser contre le corps d’Iris comme une pluie incessante.



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