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Chapitre 28 - Un combat d'une profondeur inattendue

  • il y a 1 jour
  • 7 min de lecture

« Alala Iris, tu fais honte aux Poings d’Aciers là. »

Les 3 assaillants d’Iris jetèrent un regard aux nouveaux arrivants, tandis qu’Iris lui-même mobilisa ses dernières forces pour tourner la tête.

Et ce qu’il vit le surprit énormément.

Longwy avançait en faisant craquer ses jointures. Mathis avançait à ses côtés, avec son calme habituel, presque ennuyé. Noé plissa les yeux vers Otas et ses deux amis.

Il tenait une petite boîte cadeau qu’il posa soigneusement contre le mur pour ne pas l’abîmer.

« On voulait te surprendre pour ton anniversaire Iris. » dit lentement Noé.

« Mais on dirait que le programme a changé. »

Les deux hommes qui tenaient Iris eurent à peine le temps de comprendre ces paroles, qu’ils virent une silhouette charger veux eux.

Longwy les percuta de plein fouet.

L’un s’écrasa contre le mur, l’autre tomba violemment sur le sol.

Martin qui percuta le mur sentit une intense douleur au niveau de ses côtés.

« C’est quoi cette force démentielle !? » pensa Martin, une légère peur s’installant dans son esprit.

Mais ce n’était pas terminé, alors que Martin n’était pas encore remis de sa nouvelle blessure, Noé arriva.

Martin vit un poing remplir son champ de vision, il voulut réagir mais il était comme paralysé par la peur.

Tout ce qu’il put faire, c’était de lever sa garde instinctivement.

Mais Noé sourit en voyant cela, c’était exactement la réaction qu’il l’attendait.

D’un geste rapide, il saisit le bras droit de Martin, puis tout en pivotant sur lui-même et en s’abaissant, il projeta le corps de Martin au sol.

boom

« Argh. »

L’impact était si violent que Martin cracha une gorgée de sang, et fut complètement immobilisé. Il avait perdu conscience.

Du côté de son ami tombé directement au sol après la charge de Longwi, ce dernier voulut se relever mais Mathis était juste devant lui.

Sans afficher d’expression particulière Mathis, il envoya un coup de pied puissant dans la tête de l’homme au sol. Les pensées de ce dernier devinrent totalement vide à la suite de coup, il n’eut pas du tout le temps de ressentir la douleur.

En l’espace de quelques secondes, les deux amis d’Otas furent éliminés.

Longwy était au troisième stade du raffinement du prosapia tandis que Mathis et Noé étaient au deuxième stade.

Et malgré leur apparence, c’était bien des mafieux. Leur puissance de combat était incomparable à ceux qui avaient vécu dans le confort toute leur vie.

Même si ces personnes s’étaient entraînées dans des salles d’arts martiaux par le passé.

Otas blêmit en voyant l’état de ses amis.

Il voulut s’enfuir, mais Noé se déplaça immédiatement et bloqua le seul chemin de fuite possible. Longwy, Mathis se placèrent également à des endroits clefs de la rue.

Ces derniers avec Noé formèrent ainsi une formation triangulaire ne laissant aucune échappatoire à Otas.

La demi-frère d’Iris se mordit les lèvres, commençant à paniquer en voyant sa situation ainsi que le regard sombre des nouveaux arrivants.

« N’avisez pas de faire quoi que ce soit ! »

« Mon père est un Dieu ! Si vous osez me toucher, vous ne vous en sortirez certainement pas indemne. »

Iris qui sentait son mal de tête passer, se redressa lentement en entendant ces paroles. Il essuya le sang au coin de sa lèvre avec son poing, son regard froid fixant Otas.

« Ça compte aussi pour toi le bâtard. » menaça Otas d’un ton intimidant en voyant Iris se relever.

Iris ne s’énerva pas en entendant cela. Au contraire, il était très calme.

Son pied racla le sol et, l’instant suivant, il était déjà devant Otas. Ce dernier tenta de reculer, mais Mathis lui coupa l’angle et Noé verrouilla l’arrière. La formation se referma comme un piège.

Otas savait qu’il n’avait pas le choix, alors il commença à se battre en duel avec Iris.

S’en suivit alors un combat acharné au corps à corps, sauf qu’une personne avait renforcé son corps depuis son enfance et avait même appris les arts martiaux avec des professeurs particuliers pendant plusieurs années tandis que l’autre avait souffert de malnutrition et s'entraînait en autonomie depuis seulement une semaine.

L’issue était évidente.

bam

Iris reçut un énième coup de poing dans le visage, et tomba au sol.

« Tu n’as aucune chance contre moi, reste simplement sagement au sol. »

Otas resta debout, regardant Iris avec un regard méprisant. Mais il ne se précipita pas sur Iris, cela ne servait à rien puisqu’il était entouré par trois personnes.

Ces trois personnes étaient toutes plus fortes que lui, alors il subirait immédiatement leur attaque collective s’il souhaitait l’achever.

« Iris ! » crièrent Noé et Mathis.

Ces derniers voulurent se précipiter vers Iris par inquiétude. 

« Ne l’aidez pas. » affirma immédiatement Longwy d’une voix grave.

Noé et Mathis stoppèrent leur pas en entendant les paroles Longwy, les yeux pleins d’hésitation.

Otas vit immédiatement cela, il rit légèrement à voix haute.

« Comme c’est pathétique. »

Iris se releva doucement, ses vêtements propres qui avaient été fournis par le gang étaient maintenant complètement déchirés. Ce qu’il restait de son T-shirt blanc était rempli de son propre sang tandis que des marques bleues foncés pouvaient être aperçu partout sur son corps.

Mais Iris ne sentait pas la douleur, tout ce qu’il sentait c’était une furieuse envie de vaincre, de gagner.

Otas fronça les sourcils en voyant ces yeux.

« Ces yeux…Ils sont vraiment comme ceux de ta mère. »

En entendant ces paroles, c’était comme si un électrochoc parcourait le corps d’Iris.

« Ma…mère ? » demanda-t-il, ne comprenant lui-même pas ce qu’il ressentait.

Depuis toujours il n’avait jamais eu des nouvelles de ses parents biologiques, il ne connaissait ni leur nom ni leur prénom.

« Tu connais ma mère ? » demanda Iris, d’un ton à la fois faible et menaçant.

Otas hocha la tête.

« J’étais encore jeune, mais je me rappelle encore ce moment où ta mère, habillée telle une mendiante et portant un bébé dans les bras était venue nous supplier à la porte de notre manoir de t’adopter. »

La ruelle sembla soudain plus silencieuse.

Même Noé et Mathis cessèrent de respirer trop fort tandis que Longwy fronça les sourcils.

17 ans auparavant, 333 année du calendrier du neuvième Empereur-Dieu de l’humanité.

Le ciel était bleu, deux soleils illuminaient de leur chaleur les habitants de la planète Xaya.

Ce jour-là était une journée ordinaire dans la famille d’Otas.

Un manoir immense surplombait les jardins taillés au millimètre près. Les domestiques circulaient déjà quand la sonnette venant de la grille principale sonna.

Un son inhabituel, car ses parents accueillaient rarement du monde.

Otas, enfant, s’était arrêté au milieu du hall du manoir alors qu’il jouait avec un avion en plastique. Il courut jusqu’au balcon extérieur pour regarder en bas ce qu’il se passait, ses yeux pleins de curiosité innocente.

Il avait toujours eu une excellente ouïe, il était simple pour lui d’entendre à distance ce que les autres disaient.

Deux gardes à ce moment-là se disputaient avec une femme qui se trouvait devant le portail principal du manoir.

Ses vêtements étaient usés, poussiéreux, trop fins pour la saison. Ses longs cheveux roux étaient complètement ébouriffés tandis que son visage était tâché d’étranges marques noires.

Plus étonnant encore, elle tenait un bébé enveloppé dans un tissu blanc. Elle tremblait légèrement, mais pas de froid. C’était plutôt d’épuisement.

Pour autant, elle se tenait très droite.

« Partez de là mademoiselle, c’est la demeure des Vermillons ici. » ordonna un garde d’un ton sec et froid.

Ce genre d’événement arrivait souvent, des parents irresponsables et pauvres tentaient le tout pour le tout pour que leur enfant grandisse dans une famille riche au lieu d’un orphelinat.

Et évidemment, une seule réponse était possible dans cette situation.

Un refus clair et net.

« Laissez-moi entrer. J’ai une demande d’une grande importance qui doit absolument être adressée aux maîtres de ces lieux. »

Les gardes s’apprêtaient à utiliser la force pour terminer cette farce, mais comme si la requête de la jeune dame avait été entendue, le portail s’ouvrit de lui-même.

À ce moment, les parents d’Otas descendirent les marches extérieurs du manoir.

Calmement et gracieusement, ils arrivèrent proche de la jeune femme.

Le père d’Otas parla le premier, froid, sec.

« Katarina, vous n’avez rien à faire ici. »

Après cela, il jeta un coup d’œil aux gardes.

« Donnez-lui de quoi manger pendant une semaine, un peu d’argent puis raccompagnez-la. »

Les gardes hochèrent de la tête, puis voulurent prendre par les bras la jeune femme. Mais étrangement, peu importe à quelle point ils forçaient, la jeune femme ne bougeait pas !

Il fallait savoir que ces gardes étaient aux quatrièmes royaumes du raffinement du prosapia !

Sans parler d’une femme fragile, ils pouvaient même soulever une vache d’une seule main.

La jeune femme serra le bébé contre elle, puis comme si cela lui demandait toute ses forces, elle s’agenouilla.

Cette action semblait avoir puiser énormément d’énergie en elle.

Comme quelqu’un qui avalait sa fierté très difficilement.

« Je ne veux pas d’argent ou de nourriture. » dit-elle d’une voix rauque.

« Je veux que vous le preniez. »

Tout le monde regarda le petit être humain entre les bras de la jeune femme avec des yeux compliqués.

Un silence pesa immédiatement.

Le père fronça les sourcils et demanda très mystérieusement :

« Ils sont proches ? »

La mère d’Otas regarda son mari avec des yeux grands ouverts.

« Stéphane, tu ne comptes tout de même pas… !? »

Mais le père d’Otas fit immédiatement signe à sa femme de se taire.

Katarina de son côté releva la tête et croisa les yeux de Stéphane.

« Très proche. »

Otas qui regardait curieusement la scène vit également les yeux de Katarina.

Ses yeux vert clair montraient clairement de la peur…mais aussi une combativité sans fin.

Otas semblait à ce moment-là complètement fasciné par ces yeux.

Stéphane, ne réagit pas particulièrement à ces mots.

« Nous sommes tes ennemis Katarina. N’attends pas de nous qu’il grandisse sainement. »

Lorsqu’elle entendit cela, elle se releva.

Elle savait que sa requête avait été acceptée.

D’un seul coup, une gigantesque onde de choc émana d’elle tandis que toute peur s’effaçait de ses yeux.

Les deux gardes s’envolèrent sur plusieurs dizaines de mètres avant d’atterrir violemment au sol.

Stéphane se plaça devant se femme, la couvrant des ondes de chocs qui arrivaient à répétition.

Otas vit cette scène effrayante, lui-même ressentait les courants d’air alors qu’il était à plus d’une centaine de mètre de cette femme ! 

« Maman, papa…j’ai peur…»

An 350 du calendrier divin, premier mois, dix-huitième jour du calendrier du neuvième Empereur-Dieu de l’humanité.

Iris écoutait Otas, son corps tremblant violemment. Les émotions l’attaquèrent sauvagement.

Mais Otas n’en avait que faire, tandis que Longwy, Mathis et Noé écoutaient tranquillement.

Personne ne savait à quoi ces jeunes hommes pensaient.

Évidemment Otas passa quelques détails honteux de lui-même dans l’histoire, et il continua à raconter la suite des événements.

« Alors que ta mère dévastait notre jardin et intimidait tous nos domestiques à proximité, elle prononça ces paroles… »


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